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lundi 17 juin 2013

Sophie Reynal une serial twitteuse sympathique, dans la finance, mais qui surtout a un coeur gros comme ça !

J'ai eu la chance de rencontrer @SophieReynal lors de mon premier dej IRL, nous étions peu et c'était très bien, car pour le coup j'ai eu le plaisir de partager cette grande première avec elle. La douceur et l'empathie de Sophie m'ont tout de suite plu. Depuis, je la suis assidument et admire forcément son parcours professionnel mais aussi personnel car elle a su faire les bons choix et mener sa barque avec excellence, bref j'adore Sophie !





Sophie, Qui étais tu avant les réseaux sociaux ?

J’ai créé AlliA Finance en 2008 après plus de 15 ans à Londres, New York et Paris en tant qu’experte en fusions & acquisitions dans de grandes banques d’affaires internationales comme Goldman Sachs ou Crédit Suisse. L’envie d’indépendance et le souhait d’accompagner mes clients sur le long-terme et au plus près de leurs préoccupations m’a poussée à ma lancer en indépendant alors que la plupart des praticiens de la finance exercent dans de grandes institutions. Amoureuse des gens et curieuse de ceux qui ne me ressemblent pas, c’est l’envie de sérendipité qui me conduit toujours en dehors de mes zones de confort, pour aller vers les autres, me nourrir de leurs richesses et de leurs différences. C’est pourquoi j’ai toujours aimé fréquenter des artistes, des penseurs, des professionnels d’autres domaines que celui de la finance dans lequel j’exerce. Mes amitiés sont de tous horizons et un de mes plaisirs est de faire se rencontrer des personnes qui ne se connaissent pas mais peuvent échanger et s’apporter mutuellement de l’aide, professionnelle ou personnelle.


Et depuis les RS ?  

J’ai rejoint Facebook au tout début de l’aventure et m’en suis servie pour garder des amitiés nouées en Angleterre, aux Etats-Unis et ailleurs. Plus de la moitié de mes camarades d’@HECParis étaient étrangers et travaillent désormais dans leur pays d’origine, Facebook m’a permis de garder le contact mes amis des antipodes comme de retrouver des camarades de classe de Brive que j’ai quittée à l’âge de 14 ans. Je poste des photos personnelles pour mes proches sur Facebook mais je restreins leur accès. J’utilise d’ailleurs beaucoup moins Facebook depuis que je suis arrivée sur Twitter qui convient beaucoup mieux à mon style d’expression, directe et dans l’échange avec les autres utilisateurs plutôt que vitrine et dans l’auscultation des profils des autres.
Dans mon métier, la confidentialité est de mise et les employés des banques d’affaires s’expriment rarement sur les réseaux sociaux, tout simplement parce que le réglement interne de leurs entreprises le leur interdit souvent. Dès 2008, quand je me suis installée à mon compte, l’un des bonus de l’indépendance professionnelle, en plus de la liberté de choisir ses clients et de travailler à ma façon, sans poids de la hiérarchie, a été de récupérer ma capacité de parole publique, d’expression personnelle. C’est pourquoi dès que je suis arrivée sur twitter j’ai choisi de le faire en utilisant mon nom et non sous un pseudonyme comme c’était souvent le cas alors. Je continue de twitter régulièrement, même si mon emploi du temps influe directement sur le temps que je peux passer à échanger avec d’autres twittos.
Je me suis inscrite à contrecœur sur Google+ essentiellement pour éviter qu’on usurpe mon nom mais je n’y vais jamais. Je ne vais pas non plus sur Instagram ou foursquare. Twitter a ma grande préférence.


Qu’est-ce-que les réseaux sociaux t’apportent professionnellement au quotidien ?

Professionnellement, ils me permettent de faire de la veille sur les sujets de place et d’avoir des contacts avec les patrons qui sont actifs en ligne. Ils me permettent aussi d’être extrêmement joignable sans donner mon numéro de téléphone portable. Je n’ai pas de secrétaire donc pour les rétifs du message vocal, je mets un point d’honneur à répondre à mes mentions et quiconque voudrait me solliciter sur un dossier pourrait me contacter très rapidement en me laissant un message sur twitter.


En quelques mots, la première année sur Twitter c'est comment ?

La première année sur twitter, ça a été pour moi de belles rencontres souvent IRL car j’ai voulu connaître les twittos avec lesquels j’échangeais. J’ai aussi poussé beaucoup de mes amis IRL @PaulineAymard @sbretones @IsabelleSabaud et même mon frère @jlreynal à ouvrir un compte pour pouvoir échanger avec eux aussi sur twitter. Pour les contacter, un DM va aussi vite qu’un SMS et j’utilise l’un ou l’autre. J’ai participé avec @Bank_Able à un twittapéro la première année je crois mais sans grande conviction : je préfère passer du temps avec peu de gens intéressants plutôt qu’avec beaucoup sans pouvoir échanger. J’ai commencé à donner mon opinion sur les sujets qui m’importent aussi en dehors du boulot : l’égalité professionnelle homme-femme, la politique, l’éducation. Je ne tiens pas le compte de mes followers donc je ne sais pas quand mon compte a été beaucoup suivi. J’essaie de suivre en retour les gens qui participent sur ma TL et je n’hésite pas à suivre des comptes nouveaux ou sans beaucoup de followers : pour moi, le contenu prime et la qualité des échanges.


Comment utilises tu twitter pro et perso ?

Je n’utilise pas twitter pour le boulot si ce n’est comme je l’ai dit juste avant pour de la veille et pour contacter et être contactée facilement. J’ai cependant un compte institutionnel @AlliAFinance pour ma société mais il est peu actif !!! J’échange parfois en DM avec des clients mais je suis un peu paranoïaque de la confidentialité donc j’évite car un DM fail est si vite arrivé et dans mon activité c’est juste une faute majeure que de rompre la confidentialité des échanges.
Perso, je dis bonjour à mes amis le matin et je lis les news à la première heure sur twitter. Dans la journée, quand je suis dans les transports en commun ou que j’ai besoin de faire une pause, je me connecte un quart d’heure sur twitter et je lis mes mentions et les derniers tweets de ceux qui m’importent.
Je suis aussi avec ma camarade @BeneRousseau derrière le compte @hecaufeminin pour la Commission HEC Au Féminin de @HECAlumni qui organise des événements pour les diplômées du groupe @HECParis.
 

Si la fée tweet pouvait exaucer 3 vœux, quels seraient-ils ? 

J’aimerais continuer à faire de belles rencontres sur mon fil. J’aimerais aussi avoir toujours des réponses pertinentes aux questions que je pose à la cantonade (la dernière en date : combien dois-je payer un ado de 16 ans pour un baby-sitting occasionnel). Que les #FF reviennent à la mode pour que mes twamis me donnent de nouvelles idées de comptes à suivre.
 

As-tu quatre followers à nous conseiller ?

Dure question car mes centres d’intérêts sont vraiment nombreux et variés et j’ai plaisir à suivre des comptes vraiment très différents. Mes indispensables sur twitter sont sur ma liste https://twitter.com/SophieReynal/mind-boggling que je lis plusieurs fois par jour. Tous les comptes de cette liste sont des pépites pour une raison ou pour une autre, ce sont eux qui font pour moi tout l’intérêt de twitter.
Les amoureux d’art suivront @PaduRoy qui partagent toujours des œuvres remarquables. Les entrepreneurs suivront la canadienne @missrogue la plus motivée de la planète, superbe auteure du livre « L’effet Whuffie » sur le capital social traduit en français notamment par mon ami @bretones. Les amoureux de la prospective suivront @signauxfaibles qui décryptent les tendances de façon surprenante. Et puis il faut suivre @voxfeminaassofr le compte de l’Association voxFemina que j’ai créé avec d’autres femmes d’affaires autour de la présidente @vtdm et avec des marraines comme Mercedes Erra et Brigitte Grésy pour augmenter la visibilité des femmes expertes dans les médias.
 

Et si tes DM devenaient visibles ?

 La cata car si c’est en DM c’est que je ne veux pas partager ! Même si mes opinions sont assez publiques, je sais faire la différence entre l’intime et donc les échanges avec mes proches (qui restent en DM) et ce qui a lieu sur ma TL qui est plutôt mon salon où l’on cause!
 

Fomo ou pas ? (fomo = fear of missing out)
 

J’ai moins de temps qu’avant donc je loupe forcément des choses sur twitter mais je fais confiance à ceux qui me connaissent pour me signaler par mention les sujets que je vais aimer lire ou auxquels je vais vouloir participer. Je ne déconnecte pas vraiment, sauf quand c’est nécessaire. Quand mon fils est né il y a trois semaines, les habitués ont vraiment vu mon niveau d’activité baisser. Mais je continue de penser que la modération en toute chose est plus importante que les régimes stricts. D’ailleurs, il faut suivre @Arianegrumbach qui est une excellente diététicienne et qui confirmera que un peu de tout ne fait pas de mal.
 

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